Mise en place en 1982, les missions locales et les permanences d'accueil, d'information et d'orientation (P.A.I.O.), sont la résultante du rapport que Bertrand Schwartz remet au premier ministre de l'époque, Pierre Maurois. Ce rapport préconisait une politique d'ensemble concernant la qualification des jeunes, le développement de l'alternance et du tutorat en entreprise, et la mobilisation de toutes les ressources pour offrir des réponses adaptées dans tous les domaines : formation et emploi, loisirs, santé, logement, culture.
Les missions locales sont constituées sous forme d'associations, présidées par un élu et réunissant, dans leurs instances, l'ensemble des partenaires de l'insertion : élus, administrations, partenaires économiques et sociaux et associations.
1982 : 61 missions locales (dont deux en Aquitaine, celle des Hauts de Garonne et celle de Pau) sont créées à titre expérimental, pour apporter aux jeunes de 16 à 25 ans, une aide plus étendue dépassant l'orientation professionnelle, leur permettant d'élaborer un projet d'insertion sociale et professionnelle et de le mettre en œuvre dans tous les aspects de la vie quotidienne.
1983 : 82 missions locales, et mise en place de la Délégation interministérielle à l'Insertion des jeunes (DIIJ). Elle est chargée d'animer le réseau des missions locales.
1985 : Rencontre nationale des missions locales à La Vilette. Plus de 5 000 participants.
1988 : 105 missions locales en contact avec 173 000 jeunes. Le gouvernement annonce son intention d'augmenter leur nombre.
1989 : 153 missions locales. Création du Crédit Formation Individualisé (CFI) et mise en place du Conseil National des Missions Locales.
1990 : Le réseau compte 183 missions locales et l'ensemble du dispositif, PAIO compris, accueille 502 000 jeunes.
1991 : Signature d'un protocole d'accord entre la DIIJ et le Secrétariat d'État aux Droits des Femmes.
1992 : 227 missions locales et 460 PAIO. Signature d'un protocole d'accord avec le Ministère de la Justice. Programme Pâques.
1993 : Le conseil organise sa première rencontre nationale à l'Assemblée Nationale. Le Parlement adopte la loi quinquennale relative au travail, à l'emploi et à la formation professionnelle qui renforce les relations de travail entre l'ANPE et le réseau des missions locales. Celui-ci est en contact avec 905 000 jeunes.
1994 : Création des « Espaces Jeunes » dans le cadre d'une coopération entre les missions locales, l'ANPE et les Conseils Régionaux.
1995 : L'aménagement du réseau des missions locales se poursuit au rythme de 20 nouvelles missions locales par an, une nouvelle convention avec le Ministère de la défense se met en œuvre.
1996 : Cinq ministres signent l'accord cadre pour le réseau public de l'insertion des jeunes qui rapproche le réseau d'information jeunesse et les centres d'information et d'orientation. Le réseau compte maintenant 272 missions locales et 391 PAIO et accueille plus d'un million de jeunes par an.
1997 : Mise à disposition d'Internet dans un certain nombre de missions locales. 1998 : La loi de lutte contre l'exclusion crée le programme TRACE (Trajet d'Accès à l'Emploi). Les missions locales sont désignées comme pilotes et principaux opérateurs de ce programme destiné aux jeunes les plus éloignés de l'emploi. Création de l'Association Nationale des Missions Locales qui regroupe les employeurs des missions locales et PAIO.
1999 : Conférence nationale des présidents, mise en place des groupes de travail concernant l'élaboration de la Convention Collective. À Lille, 10 200 jeunes participent aux rencontres nationales. 42 000 jeunes sont accompagnés dans le programme TRACE.
2000 : Le Protocole 2000 est signé. Il engage l'État et les Collectivités territoriales sur les missions du service public du réseau.
2001/2002 : La Convention Collective des missions locales et PAIO est signée. Le programme TRACE est renforcé. Il a concerné 150 000 jeunes depuis sa création et 120 000 nouveaux jeunes vont pouvoir en bénéficier en 2002. Une bourse d'accès à l'emploi est créée afin de leur garantir un minimum de ressources mensuelles.
2002 : En janvier, les missions locales fêtent leur vingtième anniversaire lors de la rencontre nationale de Grenoble. 2003 : Des associations de misions locales se constituent dans toutes les régions. Elles sont représentées au Conseil National des Missions Locales qui remplace la Délégation Interministérielle à l'Insertion des Jeunes.
2004 : En 2004, 443000 jeunes en premier accueil. 542 000 entrées en emploi ou en formation. 1,1 million de jeunes en contact dont 40% ont bénéficié d'un emploi ou d'une formation.
9550 personnes travaillent dans le réseau, 90% sont salariés direct des structures. 373 millions d'euros de financement public, 82% pour l'activité principale.
Les financeurs de l'activité principale : Fonds social européen 11% ; État 29% ; régions 20% ; départements 5% ; communes et établissements publics de coopération intercommunale 28% ; organismes publics et privés 7%. 2005 : Le Protocole 2005 constitue la nouvelle référence des statuts de chacune des missions locales. Mise en place du programme CIVIS, contrat d'accompagnement ayant pour objectif d'organiser les actions nécessaires à la réalisation de projets d'insertion dans un emploi durable.
2006 : Au 31 août 2006, 231 492 jeunes ont intégré le programme CIVIS, dont 118 753 en 2006. 212 325 jeunes sont en CIVIS au cours du mois de juillet : 28,4% d'entre eux ont occupé un ou plusieurs emplois durant le mois et 8,8% une ou plusieurs formation ; 60,6 % ont bénéficié de l'allocation CIVIS au moins une fois depuis le début de leur parcours d'insertion. Parmi les 32 512 jeunes sortis du dispositif, 14 858 occupent le jour de leur sortie un emploi "durable" (tout emploi, à l'exclusion d'un contrat d'avenir ou contrat d'accompagnement vers l'emploi d'au moins six mois).
A ce jour le réseau compte 404 missions locales et 111 PAIO dans toute la France (y compris les Départements d'outre Mer) |